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Groupe Politique et Pratiques Politiques

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Au secours! ils veulent tuer la politique!!!

Cachez ce sourire en coin…

 

Vous n’êtes pas seuls à penser qu’une balle dans la tête à cette vilaine politique, ça pourrait faire du bien à la vie.

 

Et justement, c’est parce que vous n’êtes pas seuls que vous tenez le pistolet entre les mains.

 

Car en définitive, il ne nous reste aujourd’hui qu’un seul combat à mener. Non pas que nous ayons gagné tous les autres, au contraire. Parce que nous avons perdus les batailles, parce que nous nous sommes concentrés sur des combats « prioritaires » nous n’avons pas vu venir le coup. Et si nous n’avons qu’un seul combat à mener à l’heure actuelle ce n’est que pour une seule raison : si nous perdons l’outil de transformer le monde, nous perdrons tout.

 

Le moteur de notre engagement est la certitude que l’humanité pourra un jour ou l’autre choisir son avenir de façon éclairée. La certitude que l’être humain, émancipé des manipulations, choisira par son engagement, son vote, un chemin menant vers la solidarité et le bonheur pour tous. En vérité, ce que nous espérons, c’est que l’être humain utilisera la politique comme un instrument de débat et d’action collective permettant de régler les conflits d’intérêts et de vivre ensemble. En vérité, ce que nous espérons, c’est que les citoyens fassent de la politique…

 

Et comment feront nous si la politique elle même disparaît?

 

Si nous n’avons plus le seul outil qui permettrait à une communauté de vivre ensemble selon ses idéaux?

 

Cela dit elle ne disparaît pas complètement… Pour les plus jeunes elle n’a jamais existé…

 

La politique n’est qu’un amas informe de trahisons, de parcours personnels, d’abus, de vol, de détournement. La politique n’est qu’une question de personnalités avides de pouvoir… De retournements de vestes…

L’extrême droite joue à ce jeu : elle cristallise de faux problèmes sur de fausses solutions simplistes, pour ceux qui n’en peuvent plus, qui ne veulent plus se poser de vraies questions, hébétés par leur quotidien…

La droite joue à ce jeu : elle élimine les débat de fond pour ne présenter que des personnalités, pour débaucher par ci par là des ambitieux, elle élimine le débat de fond et habille sa politique d’un vêtement de réalisme inexorable…

Le centre joue à ce jeu, en balançant par ci par là, sans réel projet d’avenir, qu’un coup à gauche, deux coups à droite, pas de grands objectifs à long terme, juste du coup par coup…

La gauche joue à ce jeu : en trahissant à tout va, pour un portefeuille, pour une place, en abandonnant le courage nécessaire pour transformer la société, se contentant de gérer la misère…

L’extrême gauche joue à ce jeu : en critiquant tous les hommes politiques des autres formations, tentant de convaincre qu’ils sont les seuls vrais personnes honnêtes ils participent à faire passer tous les autres pour des pourris et des malfrats. Certains en sont, oui… Mais comme partout…

 

Et en définitive la politique ne donne pas envie, à tel point que nombreux sont ceux qui s’en détournent… Et parce qu’ils clament haut et fort qu’ils ne touchent pas à ça, ils poussent leurs voisins à ne pas y toucher non plus…

 

Et nous pleurons aujourd’hui du manque d’engagement?

 

Voilà pourquoi, même si parfois nous nous sentons dépassés. Même si nous n’y voyons que du mensonge et de la manipulation nous avons un combat prioritaire à mener : sauver la politique…

 

Et pour cela nous devons en faire. Faire de la politique… Commençons donc par le dire, oui, nous faisons de la politique, oui nous avons un projet pour la société, oui nous voulons transformer ce système qui créé des inégalités, qui assassine ceux qui n’ont rien.

 

Faire de la politique c’est simple en vérité, il suffit de pousser les gens à se poser des questions, à remettre en cause la pseudo fatalité du monde dans lequel nous vivons et à trouver à leur échelle des solutions pour vivre les uns avec les autres, plutôt que les uns à côté des autres ou les uns contre les autres…

 

Parfois on regarde les choses tel qu’elles sont… En se demandant : pourquoi?

Parfois on regarde les choses tel qu’elles pourraient être…. En se disant : pourquoi pas?

Même Vanessa fait de la politique… Alors bon…

 

Lorsqu’un animateur permet à des jeunes de mener à bien leurs projets, lorsqu’ils les met sur la voie de l’émancipation, il fait de la politique.

Lorsqu’une animatrice laisse les jeunes construire leurs propres règles de vie, lorsqu’elle leur laisse trouver eux-mêmes des solutions pour mieux vivre ensemble, elle fait de la politique.

Lorsqu’une directrice mets en place un projet de fonctionnement permettant aux jeunes d’avoir une réelle maîtrise sur le déroulement de leurs vacances, de s’organiser collectivement pour gérer leur planning et leurs journées, elle fait de la politique.

Lorsqu’un directeur montre à des jeunes que le monde n’est pas figé, qu’il n’est pas « normal » de suivre des règles arbitraires élaborées par des adultes, mais qu’il est possible de faire différemment, de se lever quand on veut, de dormir tant qu’on en a besoin, il fait de la politique.

 

Lorsque nous formons ces animateurs, ces animatrices, ces directeurs, ces directrices, nous faisons de la politique. Et nous n’en avons pas honte. Nous sommes des militants politiques, par notre action de formation, nous espérons permettre à des gens de s’émanciper, de choisir par eux même en toute connaissance de cause.

 

Alors puisque nous faisons de la politique, peut être pourrions nous nous pencher un peu plus sur cet étrange objet que tout le monde rejette?

 

Juste pour essayer de ne pas la laisser mourir… Parce que nous en auront besoin pour participer à la transformation de la société.

 

L’occasion va nous être donnée sous peu… Le congrès approche… saurons-nous nous en saisir? saurons-nous y envoyer des militants et des militantes qui auront travaillés en amont et se seront préparés? Ou n’enverrons-nous que des consommateurs de la parole de quelques nationaux?

 

C’est dans les mois qui viennent que tout va se jouer… Au moins à notre échelle.